Les panneaux solaires bifaciaux représentent aujourd’hui l’une des technologies les plus prometteuses du secteur photovoltaïque. Contrairement aux modules classiques, ils captent la lumière des deux côtés — la face avant reçoit le rayonnement direct, tandis que la face arrière exploite la lumière réfléchie par le sol. En théorie, cela peut augmenter la production jusqu’à 30 %.
Mais en pratique, beaucoup d’installateurs et de propriétaires commettent des erreurs qui annulent ce potentiel. Résultat ? Des performances décevantes, un retour sur investissement rallongé, et parfois même des dommages matériels.
Dans cet article, VLD SOLAR vous dévoile les 7 erreurs les plus fréquentes avec les panneaux bifaciaux en Tunisie — et surtout, comment les éviter pour maximiser vos rendements.
L’albédo mesure la capacité d’une surface à réfléchir la lumière. Pour un panneau bifacial, c’est la variable la plus importante.
Les cadres en aluminium et les supports de montage peuvent projeter des ombres sur la face arrière, réduisant ainsi la production électrique.
Les panneaux bifaciaux génèrent un courant de court-circuit (Isc) plus élevé que les panneaux monofaces. Cela peut poser problème si votre onduleur n’est pas dimensionné en conséquence.
À retenir (Key Takeaways)
- L’albédo du sol est crucial : un sol sombre annule presque totalement l’effet bifacial.
- La hauteur de montage détermine la capacité de la face arrière à capter la lumière réfléchie.
- L’orientation et l’inclinaison doivent être optimisées différemment que pour des panneaux classiques.
- Choisir le bon onduleur est essentiel : les bifaciaux génèrent un courant de court-circuit plus élevé.
- L’entretien régulier des deux faces garantit une production constante.
- Une étude technique préalable évite des erreurs coûteuses lors de l’installation.
- Les panneaux LONGI Hi-MO 7 et Hi-MO 9 offrent un rendement bifacial optimisé grâce à leur technologie de pointe.
Erreur n°1 : Ignorer l’importance de l’albédo (réflexion du sol)
L’albédo mesure la capacité d’une surface à réfléchir la lumière. Pour un panneau bifacial, c’est la variable la plus importante.
Le problème
Installer vos panneaux sur un sol sombre (terre battue, gravier noir, bitume) limite drastiquement le gain bifacial. Sur une toiture classique en tuiles rouges ou en béton gris, le gain ne dépasse généralement pas 5 à 10 % — bien loin des 30 % promis par les fabricants.La solution
- Au sol : installez une bâche blanche ou un revêtement clair (gravier blanc, dalles beiges) sous les modules.
- En toiture : privilégiez les surfaces claires ou envisagez une peinture réfléchissante.
- En milieu désertique (courant en Tunisie) : le sable clair naturel offre un excellent albédo (jusqu’à 40 %).
Erreur n°2 : Installer les panneaux trop près du sol
La hauteur de montage est directement liée à la surface réfléchissante. Plus vos panneaux sont élevés, plus la lumière peut circuler sous les modules et atteindre la face arrière.Le problème
Une installation à moins de 50 cm du sol réduit considérablement l’efficacité bifaciale, car la lumière réfléchie n’a pas assez d’espace pour se diffuser.La solution
- Installations au sol : montez les panneaux à minimum 1 mètre de hauteur.
- Installations sur toiture inclinée : assurez une distance de 10 à 15 cm entre les modules et la surface de la toiture.
- Trackers solaires : idéaux pour maximiser l’exposition bifaciale tout au long de la journée.
Erreur n°3 : Négliger l’ombrage par les structures de montage
Les cadres en aluminium et les supports de montage peuvent projeter des ombres sur la face arrière, réduisant ainsi la production électrique.
Le problème
Des structures trop larges ou mal positionnées créent des zones d’ombre permanentes qui annulent localement l’effet bifacial. Cela génère également des points chauds (hot spots) qui accélèrent la dégradation des cellules.La solution
- Utilisez des structures de montage minimalistes et optimisées pour le bifacial.
- Espacez suffisamment les rangées de panneaux (au moins 1,5 fois la hauteur des modules).
- Optez pour des systèmes de montage à rails fins disponibles chez ONCCY, partenaire de VLD SOLAR pour les accessoires électriques.
Erreur n°4 : Mauvaise inclinaison et orientation
L’orientation et l’inclinaison jouent un rôle clé dans la performance bifaciale. Contrairement aux panneaux classiques, les bifaciaux nécessitent un réglage spécifique.Le problème
Une inclinaison trop faible (inférieure à 15°) favorise l’accumulation de poussière et d’eau, réduisant l’albédo effectif. À l’inverse, une inclinaison trop forte (supérieure à 40°) limite l’exposition de la face arrière.La solution pour la Tunisie
- Orientation idéale : plein sud (comme pour les panneaux classiques).
- Inclinaison optimale : entre 25° et 35° pour maximiser la capture bifaciale.
- Tolérance : jusqu’à 30° d’écart est-ouest acceptable, mais au-delà, les pertes deviennent significatives.
Erreur n°5 : Choisir le mauvais onduleur
Les panneaux bifaciaux génèrent un courant de court-circuit (Isc) plus élevé que les panneaux monofaces. Cela peut poser problème si votre onduleur n’est pas dimensionné en conséquence.
Le problème
Un onduleur sous-dimensionné va écrêter (limiter) la production en coupant l’excès d’énergie, ce qui annule l’intérêt du bifacial. Pire encore, cela peut endommager l’onduleur à long terme.La solution
- Sélectionnez un onduleur avec une marge de sécurité de 15 à 20 % sur l’Isc.
- Les onduleurs Hopewind proposés par VLD SOLAR sont spécifiquement adaptés aux installations bifaciales.
- Pour les petites installations résidentielles, les micro-onduleurs Envertec offrent une flexibilité maximale et une gestion optimisée module par module.
Erreur n°6 : Négliger l’entretien de la face arrière
On pense souvent au nettoyage de la face avant, mais la face arrière est tout aussi importante.Le problème
Poussière, sable, déjections d’oiseaux… tout ce qui se dépose sur la face arrière réduit la transmission lumineuse et donc la production bifaciale.La solution
- Nettoyez les deux faces au moins deux fois par an (plus fréquemment en zones désertiques).
- Utilisez de l’eau déminéralisée et une brosse douce pour éviter les rayures.
- Inspectez régulièrement l’état du verre : les panneaux LONGI Hi-MO 7 utilisent un verre trempé de 3,2 mm, deux fois plus résistant que le verre standard.
Erreur n°7 : Sauter l’étude technique préalable
C’est probablement l’erreur la plus coûteuse. Beaucoup d’installateurs se lancent dans le bifacial sans étude approfondie, en espérant “que ça fonctionnera”.Le problème
Sans simulation préalable, impossible de savoir si votre configuration justifie le surcoût des panneaux bifaciaux (environ 10 à 15 % plus chers que les monofaces).La solution
- Demandez une étude technique complète incluant :
- Analyse de l’albédo du site
- Simulation de la production bifaciale
- Calcul du retour sur investissement
- Vérification de la conformité avec la réglementation tunisienne
Pourquoi choisir les panneaux LONGI bifaciaux chez VLD SOLAR ?
Les LONGI Hi-MO 7 et Hi-MO 9 représentent le meilleur de la technologie bifaciale :- Bifacialité jusqu’à 85 % : la face arrière capture jusqu’à 85 % de la puissance de la face avant.
- Verre trempé renforcé : résistance supérieure aux impacts de grêle.
- Garantie de performance : 25 ans sur la production, 12 ans sur le matériel.
- Technologie PERC+ et TopCon pour un rendement cellule supérieur à 24 %.
En résumé : Les clés d’une installation bifaciale réussie
Les panneaux bifaciaux peuvent transformer la rentabilité de votre installation solaire — à condition de les installer correctement. Retenez ces points essentiels :- Albédo : privilégiez les surfaces claires.
- Hauteur : montez vos panneaux à minimum 1 mètre du sol.
- Structures : minimisez l’ombrage de la face arrière.
- Inclinaison : visez 25 à 35° en Tunisie.
- Onduleur : dimensionnez avec 15-20 % de marge sur l’Isc.
- Entretien : nettoyez les deux faces régulièrement.
- Étude préalable : indispensable pour valider la pertinence du bifacial.


